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Lettres inFO "Après les annonces du ministre"
Publié le 29 mars 2019 | snudi FO 78

Lettre inFO du SNUDI FO 78 du 29 mars 2019
Partout, les enseignants s’organisent pour obtenir le retrait du projet de loi Blanquer
Compte-rendu des AG de secteurs dans les Yvelines : Partout le SNUDI FO 78 est présent, avec les collègues, pour décider collectivement des moyens d’actions pour obtenir le retrait du projet de loi Blanquer.
- A La Celle St Cloud/Le Chesnay : 28 collègues se sont réunis lundi 25 mars. Ils décident d’informer largement les parents en diffusant un document à la sortie de l’école, d’inviter les parents à la réunion d’information syndicale du SNUDI FO 78 le samedi 30 mars, de participer à la manifestation du samedi 30 mars (RDV gare de LCSC 12h45). Une nouvelle réunion est prévue mardi 2 avril à 12h Ecole Le Notre, Le Chesnay.
- A Marly le Roi : 15 collègues se sont réunis le mardi 26 mars et ont pris connaissance du projet de loi « Ecole de la Confiance ».
- A Sartrouville, 30 délégués d’écoles se sont réunis mercredi 27 mars. Ils décident de rédiger un argumentaire pour l’abandon de la loi Blanquer et d’établir le cahier des revendications pour préparer les audiences à la mairie, à l’IEN et à la député LREM ; ainsi que pour préparer les réunions avec les parents. Ils décident de rédiger une pétition pour le retrait du projet de loi Blanquer. Ils décident de participer à la manifestation du samedi 30 mars, un départ collectif est prévu en gare de Sartrouville.
- Aux Mureaux, 37 collègues se sont réunis jeudi 28 mars. Ils décident de se rassembler devant la mairie des Mureaux samedi 30 mars à 10h avant de rejoindre la manifestation parisienne. Ils décident d’informer largement les parents avec diffusion de tract sur le marché, à la sortie des écoles. Ils proposent de déposer une déclaration d’intention de grève à compter du 4 avril. Une nouvelle réunion est fixée le mardi 2 avril à 12h à l’école maternelle Ferry.
-  A Trappes, 35 enseignants se sont réunis jeudi 28 mars midi. Ils décident de participer à la manifestation du samedi 30 mars, de manifester mercredi 3 avril à 14h au rectorat, de faire grève le jeudi 4 avril. Ils décident également d’accueillir notre Ministre qui participera à une conférence à Versailles Vendredi 12 avril à 20h. Ils décident de rédiger un tract à destination des parents Le soir, une réunion s’est tenue avec 20 enseignants et 60 parents.
- A Versailles : L’AG se tiendra ce soir à 18h30 à La Mairie de Versailles.
- A Guyancourt : 11 enseignants du 1er degré présents, de 4 écoles + 1 ZIL
De plus, des collègues ayant des enfants en lycée sont sensibilisés à la réforme du lycée et à parcours sup. Quelques-uns participeront au 30 mars. (À suivre)

Les enseignants du 1er degré dans l’unité syndicale ne veulent pas du projet de loi Blanquer. Une seule exigence : le retrait
Amplifions la mobilisation, notamment par la grève le 4 avril
Le 19 mars, les enseignants du 1er degré en grève, entre 50 et 75 %, ont manifesté pour l’abandon du projet de loi du ministre Blanquer et des contre-réformes : lycée, baccalauréat, Parcoursup, du projet de retraite universelle par point et du projet de loi Fonction publique.
Dans les départements, les enseignants se regroupent en AG, votent la reconduction de la grève pour l’abandon du projet de loi Blanquer : dans le Maine et Loire, plus de 400 enseignants en grève le lundi 25 mars réunis en AG avec FO, FSU, CGT, SUD (ils étaient 300 le 19 mars) décident de reconduire la grève le mardi 26 mars. À Paris, 61 écoles en grève le 28 mars et l’AG de 250 a voté la reconduction de la grève. Dans le Val de Marne, le 25 mars l’AG de 50 délégués représentant 471 PE appelle à construire la grève à partir du 4 avril. Dans le Puy de Dôme, l’AG avec SNUDI FO, UNSA, FSU, SUD, CGT appelle à la grève le 28 et 29 mars. En Eure et Loire, 43 délégués d’école appellent à la grève le 29 mars avec un rassemblement… Dans les AG, les collègues se saisissent de la manifestation du 30 mars et de la grève du 4 avril.
Face à ce mouvement, le ministre ne recule pas, bien au contraire. Rien n’est acceptable dans le projet de Loi !
Les PE ne veulent pas être consultés, ils veulent le retrait des EPSF et de toute la loi Blanquer. À la veille des manifestations du 30 mars le ministre dans une interview au Parisien (28 mars) à propos des EPSF se déclare « tout à fait prêt » à ajouter la nécessité de « l’accord de la communauté éducative pour que ces établissements puissent voir le jour » dans le texte du projet de loi. « Ces établissements ne se feront que s’il y a un consensus local ». Consensus ou pas, le contenu des EPSF demeure. L’accord de la communauté éducative ne fait que renforcer le caractère territorialisé et autonome des EPSF, contre le cadre national et notre statut de fonctionnaire d’État. Comme le reconnaît lui-même le ministre « cette idée est discutée depuis 50 ans » et faut-il préciser qu’elle est rejetée par les enseignants depuis aussi longtemps.
Ils veulent le maintien des directeurs d’école. À propos de la remise en cause des directeurs d’école le ministre affirme : le « projet d’établissements publics des savoirs fondamentaux » - « ne remet pas en cause l’existence des écoles et de leurs directeurs ». Sous la responsabilité d’un chef d’établissement ? Un directeur-adjoint du principal ? Nous n’en voulons pas ! Quelle garantie avons-nous que chaque poste de directeur restera ?
Ils veulent le maintien de l’école maternelle. A propos de la menace de suppression de l’école maternelle au profit de jardins d’enfants, le ministre se contente d’invectives : « bobards », « irresponsabilité ». Pourtant l’article 4bis du projet de loi dit : «  Par dérogation à l’article L. 131- 2 du code de l’éducation, l’instruction obligatoire peut, au cours des années scolaires 2019-2020 et 2020-2021, être donnée aux enfants âgés de trois à six ans dans un établissement d’accueil collectif recevant exclusivement des enfants âgés de plus de deux ans dit « « jardin d’enfants. ». Qui dit jardin d’enfants, confirme que la « scolarisation » pourrait se faire sans PE ! Où sont les « bobards » ?
Une seule exigence : le retrait du projet de loi Blanquer ! Une seule réponse : organiser la grève.
Réuni le 25 mars, « SNUipp-FSU, SNEP-FSU, SNES-FSU, SNUEP- FSU, FNEC-FP-FO, CGT Éduc’action et Sud Éducation (…) appellent ainsi à faire du jeudi 4 avril un prochain temps fort de mobilisations (grève, rassemblements, manifestations...) pour obtenir l’abandon du, projet de loi. »
Le SNUDI-FO appelle à réunir les assemblées générales pour discuter et décider la grève pour l’abandon du projet de loi BLANQUER. Il appelle à les amplifier, à poursuivre le mouvement engagé et dans ce processus, à faire du 4 avril un point national de convergence, de grève et de manifestations pour le retrait total de la Loi “École de la Confiance”. La FNEC FP-FO a déposé un préavis de grève national.

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